Oaxaca

État : Oaxaca
Pays : Mexique
Population : 300 000 hab.
Durée du séjour : 4 j.

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Quand on cherche bien, on peut toujours trouver un trajet moins cher. On réussit même à dégoter un billet Mexico D.F./Oaxaca à 300 pesos (soit 18€ pour 500 km), mais dans ce cas-là il vaut mieux ne pas être trop pressé ni craindre de s’arrêter dans la nuit plusieurs fois au milieu de rien ou presque, notamment pour faire le plein de carburant probablement volé à l’aide d’un tuyau, d’un siphon et de messages codés adressés au moyen de lampes de poche.

Mais le trajet ne laissait pas présager du séjour que nous passerions dans cette ville, certainement le plus luxueux depuis notre départ ! D’abord parce que nous logions dans une chouette petite posada (pas donnée mais avec un délicieux petit-déjeuner inclus, le plus souvent composé de spécialités locales et dont le menu changeait tous les jours), ensuite parce que nous nous sommes permis de tester une part non négligeable des restaurants et cantinas de la ville. Véritables institutions, ces dernières se distinguent notamment par des décorations colorées et un respect très relatif des normes anti-tabac en vigueur. On gardera un souvenir inoubliable et fortement chargé en agave des cantinas de Oaxaca : quand la compagnie est d’aussi bonne qualité que le mezcal (car nos amis du D.F. nous avaient rejoints sur place), on a tendance à vouloir profiter au maximum de la première en abusant un peu du second… Mais pour les lendemains difficiles le Mexique a inventé quelques trucs imparables : la michelada et le consommé de barbacoa en font partie (certains vous vanteront aussi les eaux Electrolit, ces boissons réhydratantes parfumées à la fraise ou à la noix de coco mais mon jugement personnel est que rien ne vaut un bon thé pour se réhydrater au réveil).

Pour penser à autre chose que son foie, un autre truc qui fonctionne bien est de partir découvrir l’un des plus gros arbres du monde. J’ai nommé ‘el arbol de Tule’, dont les non-négligeables quarante-deux mètres de hauteur impressionnent pourtant moins que les quatorze mètres de diamètre. Ce spécimen de taxodium mucronatum, communément appelé ahuehuete au Mexique, s’apparente au cyprès. Quand vous songez aux deux millénaires et des poussières qu’il lui a fallu pour atteindre des proportions aussi considérables, la tête vous tourne à imaginer les milliers de litres d’eau qu’il a absorbés et aux quantité de CO2 qu’il a transformées en oxygène au cours de ces longues années. Alors ne parlons pas de son poids estimé à 640 mille tonnes ni des 817 mille mètres cubes de volume qu’on lui prête, nous petits humains dépassant rarement le siècle d’existence et (heureusement) le quintal. Tout obnubilés par les chiffres que nous soyons, nous ne pouvons nous figurer par ces simples données la somptueuse majesté de ce géant immobile.

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Vue du jardin botanique

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Ancien couvent aujourd’hui reconverti en hôtel luxueux

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Le couple royal en villégiature

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De l’art de servir un mezcal

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Un établissement qui porte bien son nom !

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Détail de la fresque intérieure

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L’arbre de Tule (non ce n’est pas un bosquet mais bien un seul et unique arbre)

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La preuve !

2 commentaires sur “Oaxaca

  1. Textes et photos toujours au top !
    Drôle et pertinent
    Bien éclairés et cadrés, les sujets sont toujours superbement révélés par l’œil du photographe.

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