Le Pérou avec les Maryves – Partie 1

Région : Cusco
Pays : Pérou
Durée du séjour :  8 j.

Vagabondages-Les Maryves - Part. 1-7

Après des mois à se presser afin d’être dans le sud du Pérou à temps pour les retrouver, ce n’est rien de dire qu’on les attendait de pied ferme, nos amis Marine et Yves. Et pas seulement pour leur sac à dos rempli de fromages, de saucisson et autres délicieux thé ! Nos premières têtes connues en presque huit mois… Quel plaisir ! On a fêté ces retrouvailles aussi sec, à la française (c’est à dire au fromage et au vin rouge), se gardant les ceviches et autres pisco sour pour d’autres festivités.

Histoire de garder la tête dans les nuages, on s’était choisi un paradis aviaire pour première excursion.  Les îles Ballestas, repaire de milliers de cormorans, pélicans et fous blancs, sans oublier les lions de mer et quelques pingouins. Tous ces producteurs de guano permettent l’extraction quinquennale de deux mille tonnes de ce fertilisant onéreux et recherché.

A l’intérieur des terres, notre première escale fut Arequipa, blanche cité coloniale faisant la fierté de ses habitants. Outre de délicieux restaurants, de vieilles églises et monuments fort bien conservés, nous y avons découvert un vieil homme, mi-chanteur mi-cordonnier, adepte des longs discours, déguisements et chants quechuas. Nous avons ainsi eu l’occasion de tester nombre de couvre-chefs locaux au cours d’une mémorable session déguisement, le tout ponctué de lancinants odes à la terre mère Pachamama et à la Cuzquena (bière de Cuzco).

Beaucoup plus loin, beaucoup plus en altitude, beaucoup plus perdu, le Canyon del Colca. Seconde gorge du monde après le Grand Canyon américain en terme de profondeur, il n’usurpe pas sa réputation de site naturel spectaculairement spectaculaire. On y cherche en vain quelques arbres excepté de rares eucalyptus, mais les pentes abruptes y sont tapissées de cactus et graminées du plus bel effet. Profitant des courants ascendants aux heures chaudes, des condors royaux viennent époustoufler les yeux de leur envergure dépassant allègrement les trois mètres. A huit cent mètres au-dessus du fond de la vallée, on entend déjà le roulement du fleuve en contrebas. Et, c’est dire les dimensions du lieu, on peut même apercevoir une cascade située à une quinzaine de kilomètres de là depuis certains miradors. Mon manque légendaire de prévoyance faisant que je ne disposait pas d’une paire de chaussures à crampons, nous n’avons pas accompagné nos amis à l’assaut du trek de deux jours et plus de mille cinq cent mètres de dénivelé, préférant des ballades nettement moins sportives.

De le mer à la haute montagne, de la grande ville au petit village, cette première partie du séjour Maryvien était placée sous le signe de la diversité et des longues heures de bus. Et, à l’instar de la seconde partie, sous le signe des fou-rires et de l’amitié partagée.

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